Le jeu politique et les sondages donnant Marine LEPEN au 1er tour devant certaines personnalités politiques devrait par nature nous faire tous bondir comme :
Le PS :
Martine Aubry dénonce le jeu "de quitte ou double" auquel "Nicolas Sarkozy joue depuis des semaines"
Benoït Hamon, porte parole du PS "c'est inquiétant et on sait qui a propagé l'incendie, c'est Nicolas Sarkozy. Notre travail c'est éviter à tout prix, une réédition du 21 avril 2002".
Le MoDem :
François Bayrou y a vu le résultat "d'un climat tellement malsain, de tant de désordre, que les Français ont envie de renverser le jeu stérile actuel" qui se traduit "par l'effondremen t des deux forces dominantes, l'UMP et le PS"
Le front de gauche :
Jean Luc Mélenchon "tout ça est une guignolisation de la politique, absolument invraisemblable", "une fabrication des instituts de sondages", c'est comme si, "le père Noël était en tëte".
Seul le Front National se réjouit :
Marine Le Pen a accueilli ce sondage "comme un encouragement". Pour elle, "les Français ont envie de se donne un véritable choix au second tour : le choix entre un projet national, et un projet mondaliste qui peut être représenté soit par Nicolas Sarkozy, soit par Dominique Strauss-Kahn ou par Martine Aubry". Pour elle c'est le signe "que de toutes faços Nicolas Sarkozy perdra cette élection présidentielle". "Je pense qu'il ne remontra pas la pente (...) il est presque éliminé du second tour".
Or, il convient de remettre ce sondage dans le contexte du débat entre Laïcité et Islam. Ainsi, il rend légitime de voir Marine Le Pen être en tête de celui-ci. Mais, cela ne veut pas dire qu’elle sera à la tête du 1er tour des élections présidentielles sur cette seule problématique.
En effet, dans un contexte de crise des « pays arabes », il semble plus facile d’exacerber l’idée même de la peur de l’autre, ce qui ramène à deux idées : le terrorisme et les flux migratoires, et par extension penser légitimement perdre son emploi à cause des étrangers et donc comment subvenir à nos besoins face à l’arrivée de ces flux migratoires quand la vie devient plus difficile face aux augmentations des matières premières (énergétiques et alimentaires).
Cette simple idée fait oublier combien ils ont été importants dans la libération des pays occupés par les Allemands lors de la seconde guerre mondiale. Ce fait historique n’est jamais relevé par nos politiques, ce qui ouvre l’idée que nos politiques fonctionnent dans « l’intérêt général [exorbitant] de leur parti politique ».
Cette démonstration semble mettre en lumière l’incapacité de ceux-ci à comprendre la mesure du message de 2002, que l’on peut résumer à «Messieurs, nous vous avons démontré que la façon que vous aviez de gouverner creuse de plus en plus les inégalités sociales et, met en danger à la fois notre quotidien, eu égard à l’étalage médiatique de salaires indécents, et la perspective d’un avenir de plus en plus sombre pour nos enfants ». Ainsi, le « savoir être » de nos politiques a une influence réelle sur notre façon d’agir, et celle-ci a favorisé l’émergence de l’individualisme, alors que nous devrions privilégier la solidarité et l’espoir.
En pratique, aucun parti politique ne répond et pour cause. Ils pensent que dès lors qu’ils seront élus ils pourront y répondre. Mais, l’histoire nous montre que malgré les efforts des Français et des politiques pour essayer de comprendre les messages du peuple, les écarts n’ont jamais cessé de grandir.
Pour illustrer mon propos :
En se référant aux réactions des différents responsables politiques, sur ce sondage, on peut observer que l’ensemble du monde politique renvoie la cause soit à celui qui est en responsabilité, soit aux deux grands partis politiques, pour tirer son épingle du jeu.
Or, pour enrayer l’expansion de Front National, il conviendrait que l’ensemble des partis politique mette en avant l’illusion nationaliste que le Front National met en œuvre pour gagner les prochaines élections. Mais, pour cela il faut procéder à la dissection du programme du FN pour démontrer sa véritable intention et de le mettre en perspective face aux enjeux mondiaux actuels. Ce qui induit une union nationale au service de notre pays, non pas pour stopper le FN, mais pour sortir notre pays de la crise actuelle et celles à venir. Mais les egos sont trop grands pour entendre le peuple français demander plus d’égalité.
Il y aurait peut être moins de clivage politique si nous avions l’audace de dépoussiérer notre Constitution avant de la réformer en profondeur et passer à la VIème République, en commençant par introduire une dose de proportionnalité plus large pour que tout les courants politiques soient mieux représentés dans l’ensemble de nos institutions vis-à-vis du principe de pluralité introduit lors de la dernière révision de notre Constitution.
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