Après « Abus De Pouvoir », voici « Etat d’Urgence ». Il semble que ce qui a motivé M. Bayrou à écrire ce livre soit l’état de production de la France et son niveau d’éducation extrêmement bas. Thèmes qu’il avait déjà abordés lors de sa dernière campagne.
Bien sûr, le contexte de la crise semble justifier ce choix, au même titre que ceux des autres partis politiques et des candidats supposés. Une sorte de pamphlet, remis au goût du jour, pour présenter son programme.
Quoiqu’il en soit, il faudra faire des économies, peu importe qui sera à la tête du pays. La question est : quelles seront les pistes qui seront privilégiées par les candidats pour respecter la règle d’Or ?
Copier l’Allemagne pour présenter un gouvernement d’union ? Ce n’est pas nouveau, puisque dans un autre registre, notre actuel président copie l’Allemagne d’un point de vue économique.
Par contre, rassembler des hommes et des femmes faisant acte d’un courage politique pour redresser notre pays est une idée forte. Mais, passé l’engouement de cette idée vraiment révolutionnaire (2008), elle a fait long feu. Parce qu’il faut, dès lors ignorer les groupes de pression (industriels, financiers, syndicats…).
Or, cette logique ne semble pas convenir au MoDem. En tout cas pas comme ça !
Pour comprendre il suffit de prendre pour exemple le Loiret :
- 500 adhérents au moment des présidentielles
- l’impact de l’ego surdimensionné de M. Bayrou a fait chuter les adhésions, et fait perdre les élections qui ont suivi et, par voie de conséquence, l’idée qu’une troisième voie politique était possible avec le MoDem
- la «chasse à l’homme » au moment des régionales orchestré par l’actuel secrétaire général du MoDem, a eu pour conséquences la perte d’un grand nombre d’élus MoDem et d’adhérents
Résultat, 73 adhérents dans le Loiret, dont 43 seulement sont venus voter lors des dernières élections internes de juin 2011.
Alors, comment mettre en œuvre production et éducation, intimement liées, lorsque l’on est la cause de la fuite du plus grand nombre d’adhésions d’un parti politique et d’une richesse intellectuelle jamais exploitée. Nonobstant une « équipe la plus soudée du paysage politique français » ?
Il faudra attendre la machine présidentielle, source d’adhésions des partis politiques, pour connaitre la suite que l’avenir réserve à notre parti.
« La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante: le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. » (James Freeman Clarke)

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